ACTUALITES    >   ECONOMIE



FORMATION CONTINUE

Formation continue: le Conseil fédéral procède à un examen de la politique

Berne, 31.01.2008 - Une nouvelle loi fédérale devrait offrir de meilleures conditions générales et les mêmes chances pour tous en matière de formation continue. Lors de sa séance du 30 janvier 2008, le Conseil fédéral a en effet chargé le Département fédéral de l'économie de procéder, en collaboration avec le Département fédéral de l'intérieur, à une analyse de la situation et à l'élaboration éventuelle d'une loi cadre sur la formation continue. Cette loi tiendra compte des nouvelles dispositions constitutionnelles du 21 mai 2006 sur la formation et promouvra la formation tout au long de la vie.



NANO-TERA.CH

Nano-Tera.ch: un effort sans précédent en faveur de l’ingénierie suisse

Berne, 29.1.2008 - Ces quatre prochaines années, quelque 120 millions de francs seront investis dans le programme de recherche Nano-Tera.ch, qui rassemble des instituts de tout le pays dans le but de positionner la Suisse à la pointe d’un domaine très prometteur pour les sciences de l’ingénieur, celui des systèmes dits embarqués. Ces systèmes de communication miniaturisés trouvent notamment de nombreuses applications dans les domaines de la santé, de la sécurité et de l’environnement.

Initié par le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales (CEPF) et la Conférence universitaire suisse (CUS) à la demande de la Confédération, le programme de recherche Nano-Tera.ch vise à rassembler les forces de la recherche helvétique dans un domaine porteur d’avenir pour la science et l’industrie suisses dans le contexte d’une concurrence internationale toujours plus vive. De 2008 à 2011, quelque 120 millions de francs seront ainsi investis dans la recherche fondamentale et appliquée sur les systèmes embarqués par la Confédération – par le biais du CEPF (40 millions) et de la CUS (20 millions) – ainsi que par les hautes écoles et les entreprises partenaires (60 millions).

De la recherche fondamentale aux applications, et vice versa

Plus précisément, les recherches de Nano-Tera.ch porteront sur les domaines de la microélectronique et de la nano-électronique, des capteurs, des MEMS/NEMS (micro et nanosystèmes électromécaniques), des systèmes et logiciels ainsi que des technologies de l’information et de la communication. Les projets sélectionnés relèveront aussi bien de la recherche fondamentale que la recherche appliquée, afin d’assurer la valorisation des résultats en collaboration avec des partenaires industriels, mais aussi de faire remonter vers la recherche fondamentale les problèmes rencontrés au stade de l’application. Les domaines d’application visés par Nano-tera.ch sont essentiellement la santé (par exemple en vue de développer de nouvelles méthodes de diagnostic et de traitement), la sécurité (par exemple la mise au point de réseaux de capteurs distribués pour la surveillance épidémiologique) et l’environnement (systèmes de surveillance et d’alerte).

Appel à propositions: c’est parti!

L’appel à propositions a été lancé aujourd’hui. Les chercheurs intéressées ont jusqu’au 1er mai 2008 pour soumettre leurs projets RTD (recherche, technologie et développement). Le Fonds national suisse (FNS) sera responsable du contrôle de la qualité scientifique de Nano-Tera.ch.

Plus d’informations sur www.nano-tera.ch



DEUX STAR-UP DE L'EPFL A DAVOS

Deux start-up de l’EPFL à Davos

(Lausanne, 23.01.2008) - Le Forum économique de Davos accueille cette année deux start-up de l'EPFL. Elues parmi 39 entreprises "pionnier technologique de l'année 2008" Anecova et Innovative Silicon ont ainsi le privilège de rencontrer du 23 au 27 janvier les 1000 plus importants décideurs de ce monde et de développer un réseau très puissant. Innovative Silicon est spécialisée dans la miniaturisation de mémoire. Anecova est active dans le développement et la commercialisation de technologies innovantes en matière de procréation médicalement assistée.



LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES

Libre circulation des personnes: poursuivre une politique favorable à l'économie

Berne, 23.01.2008 - Le Conseil fédéral ouvre la procédure de consultation relative à la reconduction de l'accord sur la libre circulation des personnes conclu avec l'Union européenne. La Suisse a réalisé de très bonnes expériences depuis 2002 dans le domaine de la libre circulation des personnes, qui revêt une grande importance pour notre développement économique. Dès lors, il convient de maintenir, au-delà de 2009, l'accord sur la libre circulation des personnes conclu entre la Suisse et l'Union européenne. La procédure de consultation ouverte à cet effet par le Conseil fédéral prendra fin le 27 février 2008.



LE SAVOIR FAIRE DE L'EMPA

Le savoir-faire de l'Empa primé dans la première phase de «Venture 2008»

Dübendorf, St-Gall et Thoune, 23.01.2008 - L'attribution des prix de la meilleure idée commerciale du concours «Venture 2008» a eu lieu le 17 janvier. Parmi les dix projets primés, qui se sont vu attribuer un prix de 2500 francs, figuraient deux projets auxquels l'Empa avait fourni une contribution décisive. Il s'agit d'une part de la start-up Unico swiss tex GmbH à Alpnachstad qui produit à partir des matériaux développé par l'Empa des vêtements réfrigérants ultralégers pour les personnes souffrant de sclérose en plaques et de la spin-off Optotune, hébergée depuis le début de l'année dans le nouvel incubateur d'entreprises de l'Empa à Dübendorf, qui développe en commun avec l'Empa des éléments optiques actifs capables de varier de manière continue leur pouvoir réfringent, à la manière du cristallin de l'oeil humain, à l'aide de ces «muscles artificiels» que sont les polymères électroactifs.



COUT DE LA MAIN D'OEUVRE 2006

Coûts de la main-d’oeuvre 2006: Différences marquées des coûts du travail en Suisse selon les activités économiques

Neuchâtel, 18.01.2008 (OFS) – Les coûts horaires moyens de la main-d’oeuvre en Suisse se sont élevés à 53 fr. 90 en 2006 pour le total des secteurs secondaire et tertiaire. D’importantes variations sont toutefois enregistrées d’une branche économique à l’autre. Ces nouvelles estimations effectuées par l’Office fédéral de la statistique (OFS) enrichissent la liste d’indicateurs qui permettent de situer la place économique suisse par rapport à la concurrence européenne. Augmentation due en partie à une meilleure qualification du personnel.

Eléments importants des coûts de production de biens et de services, les coûts de la main-d’oeuvre correspondent aux charges supportées par l’employeur pour l’emploi de la main-d’oeuvre. Estimés à 53 fr. 90 par heure travaillée en 2006, ils sont constitués des salaires et traitements (83,4%), des cotisations sociales à la charge des employeurs (15%) et d’autres coûts composés notamment de frais de formation professionnelle et de recrutement (1,6%). En comparaison à 2004, les coûts totaux ont augmenté de 4,5% contre 1,2% seulement entre 2002 et 2004. La hausse 2006 résulte principalement de l’augmentation des salaires et traitements versés par les entreprises en raison de la hausse du niveau de qualification du personnel et de la diminution des heures effectivement travaillées durant la période sous revue.



CONSEIL FEDERAL FAVORABLE A UNE TVA SIMPLE

Le Conseil fédéral est favorable à une TVA simple (taux unique et peu d'exceptions)

Berne, 17.01.2008 - La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) doit être simplifiée, garantir une plus grande sécurité juridique et être mieux adaptée aux exigences des assujettis. Les avis exprimés dans le cadre de la consultation ouverte en février 2007 sont donc largement favorables à la direction suivie par le Conseil fédéral. Celui-ci a pris connaissance hier des résultats de cette consultation et a chargé le DFF d'élaborer un message sur la réforme de la TVA. Ce message doit porter notamment sur une TVA à taux unique (6,1 %) et supprimer un maximum d'exceptions actuelles, notamment celles des domaines de la santé et des affaires sociales. Cette réforme sera fondée sur une refonte de la loi sur la TVA comportant plus de 50 mesures. Elle n'apportera pas seulement des allégements en faveur des entreprises: elle permettra aussi de renforcer la place économique suisse et déploiera des effets favorables sur la croissance.



CYCLE DE DOHA, ACCORDS DE LIBRE-ECHANGE

Cycle de Doha, accords de libre-échange et compétitivité de la Suisse

Berne, 16.01.2008 - Le 16 janvier 2008, le Conseil fédéral a adopté le rapport 2007 sur la politique économique extérieure. L'an dernier, il a une nouvelle fois axé sa politique économique extérieure sur les piliers de la stratégie présentée dans le rapport de 2004 sur la politique économique extérieure. L'accent a notamment été mis sur les entretiens dans le cadre du cycle de Doha, la poursuite des négociations d'accords de libre-échange et le renforcement de la collaboration avec l'UE. Le chapitre introductif du rapport est consacré à la compétitivité de la Suisse. Outre la présentation des activités de l'année 2007, le rapport donne également un aperçu des perspectives pour 2008.

La compétitivité

Le chapitre introductif est consacré au thème de la compétitivité et de l'ouverture internationale. Il vise à clarifier la notion de compétitivité, à analyser la position de la Suisse sur le plan international et à en tirer des conclusions pour sa politique économique extérieure. Concernant ce dernier point, les auteurs du rapport concluent que la Suisse doit stimuler l'ouverture internationale de ses branches économiques. Elle peut en effet tirer parti des avantages du commerce international pour accroître la productivité de son économie et donc améliorer sa compétitivité, ce qui aura une influence positive sur la prospérité de ses habitants et de ses entreprises. Pour que la Suisse demeure parmi les nations les plus compétitives, elle doit persévérer sur la voie des réformes.



REFORME DE L'IMPOSITION DES ENTREPRISES

Votation sur la deuxième réforme de l'imposition des entreprises

Berne, 14.01.2008 - De meilleures conditions pour toutes les petites et les moyennes entreprises (PME): voilà comment le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz a justifié le soutien du Conseil fédéral et du Parlement à cette réforme sur laquelle le peuple est appelé à se prononcer le 24 février prochain.

La deuxième réforme de l'imposition des entreprises fait partie de la stratégie fiscale du Conseil fédéral et du Parlement. Elle fait suite à la première réforme de l'imposition des sociétés, entrée en vigueur en 1998, qui a attiré de nouvelles entreprises en Suisse, lesquelles ont créé des emplois supplémentaires et, de ce fait, ont fait augmenter les recettes fiscales. Cette première réforme a nettement relevé l'attrait de la Suisse, en particulier pour les sociétés holding: de 9 % entre 1990 et 1992, l'augmentation du nombre de sociétés holding venues s'établir en Suisse a atteint 59 % durant la période allant de 1999 à 2001. Pour ce qui est de l'imposition des personnes physiques, la charge fiscale grevant les couples mariés et les couples à deux revenus a également été allégée depuis lors. La deuxième réforme de l'imposition des entreprises a pour but d'alléger la charge fiscale des quelque 300 000 PME de Suisse et de supprimer des contraintes inutiles.

Cette réforme renforcera la place économique suisse. Comme le conseiller fédéral Merz l'a relevé au cours de la conférence de presse, la plupart des entreprises suisses sont des PME. Près de deux tiers d'entre elles sont des entreprises de personnes, notamment les entreprises artisanales, les indépendants et presque toutes les exploitations agricoles. Les PME emploient plus de la moitié des salariés, ce qui représente plus de 2 millions d'emplois. L'allégement de la charge fiscale des PME aura donc des répercussions positives sur la place économique suisse.

La réforme ne change rien au principe de l'imposition des bénéfices des entreprises. Les allégements fiscaux sont supportables et, à long terme, ils favorisent la croissance de notre économie, ce qui se traduira par une augmentation des recettes fiscales qui feront plus que compenser la réduction à court terme des recettes de l'AVS.



DEMOGRAPHIE DES ENTREPRISES

Démographie des entreprises: taux de survie des entreprises créées entre 2000 et 2004

Neuchâtel, 14.01.2008 - (OFS) - Un an après leur création, environ 80% des nouvelles entreprises exerçaient encore une activité économique. Le passage du cap de la première année d'existence n'a pas été une garantie de survie pour autant : le taux correspondant est en effet tombé à 50% après cinq ans. Le nombre d'emplois dans les entreprises survivantes a augmenté progressivement d'année en année. Ceci n'a toutefois pas été suffisant pour compenser entièrement les pertes d'emplois provoquées par les entreprises qui ont cessé leur activité. Ce sont les principaux résultats qui ressortent de la statistique sur les taux de survie des nouvelles entreprises en 2005, établie par l'Office fédéral de la statistique (OFS).



MODERNISATION DU DROIT DES SOCIETES

Modernisation du droit des sociétés: Le Conseil fédéral approuve le message concernant la révision du droit de la société anonyme et du droit comptable

Berne, 21.12.2007 - En proposant une révision du droit de la société anonyme et du droit comptable, le Conseil fédéral entend moderniser le droit des sociétés pour qu'il réponde aux besoins actuels de l'économie. Le projet renforce la gouvernance d'entreprise, confère à l'entreprise une plus grande latitude dans l'aménagement de la structure du capital; en outre, il permet l'utilisation de médias électroniques pour assurer la préparation et le déroulement de l'assemblée générale et remplace le droit comptable qui est obsolète par une nouvelle réglementation.

Le projet législatif du Conseil fédéral vise à améliorer la gouvernance d'entreprise. Il consolide, en particulier, le statut juridique des actionnaires, notamment dans leur qualité de propriétaires de la société anonyme. Il règle de manière plus claire le droit à l'information et instaure un droit de requérir des informations par écrit pour les actionnaires des sociétés dont les actions ne sont pas cotées en bourse. Par ailleurs, il abaisse aussi le seuil d'exercice de plusieurs droits de l'actionnaire, par exemple pour la convocation de l'assemblée générale. Enfin, il facilite l'ouverture d'actions en restitution de prestations indûment perçues.

Modernisation du régime de l'assemblée générale Le projet créée la base légale permettant l'utilisation des médias électroniques lors de la préparation et pendant le déroulement de l'assemblée générale. Le recours à des instruments modernes est de nature à réduire les coûts et à inciter les actionnaires à prendre une part active aux délibérations de ladite assemblée. Le projet fixe aussi les conditions légales dans lesquelles la société peut organiser une assemblée générale «multi-sites» ou à l'étranger. Il permet même de tenir une assemblée générale sans réunion physique (assemblée générale en ligne ou virtuelle), moyennant l'accord de l'ensemble des actionnaires.

Renseignements:

Olivier Blanc
Office fédéral de la justice
Tél. +41 (0)31 322 41 18



REVISION DE LA LOI SUR LA RECHERCHE

Révision partielle de la loi sur la recherche: début de la procédure de consultation

Berne, 21.12.2007 - Le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation relative à la révision partielle de la loi sur la recherche. Cette révision consiste en premier lieu à doter la promotion de l'innovation par la Confédération d'une réglementation moderne et globale. La Commission pour la technologie et l'innovation (CTI) sera réorganisée et disposera d'une compétence décisionnelle plus importante. La révision répond à plusieurs interventions parlementaires.

Les activités de la Confédération concernant la promotion de l'entrepreneuriat et le développement d'entreprises dont les activités sont basées sur la recherche seront également inscrites dans la loi. De plus, la Confédération encouragera le transfert de savoir et de technologie entre l'économie et les hautes écoles ainsi que la participation à des programmes internationaux dans le domaine de l'innovation.

L'acceptation du projet entraînera l'abrogation de la loi fédérale de 1954 sur les mesures préparatoires en vue de combattre les crises et de procurer du travail, qui constitue l'actuelle base légale de la CTI.

Renseignements:

Felix Wolffers
OFFT, responsable du centre de prestations Management des ressources
Tél. 031 325 91 51



L'OUVERTURE DU MARCHE POSTAL

Publication d'une étude sur les répercussions de l'ouverture du marché postal

Berne, 19.12.2007 - Une ouverture complète du marché postal se répercute sur le financement du service universel, les prix des produits et les emplois en Suisse. Telle est la conclusion d'une étude mandatée cet été par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC).

L'étude parvient notamment aux conclusions suivantes:

  • Le financement du service universel est assuré par les recettes du monopole des lettres de moins de 50 g détenu par La Poste Suisse.
  • En cas de suppression complète du monopole des lettres, le financement du service universel par la Poste ne peut, à moyen et long terme, être garanti que si la Poste bénéficie des mêmes conditions cadres qu'une entreprise privée (conditions de travail, pas de prestations de service universel dépassant le minimum légal, pas de prise en compte des spécificités régionales).
  • Les prix moyens des produits proposés sur le marché postal baissent jusqu'en 2011, puis ils restent au même niveau ou continuent de baisser, en fonction des possibilités dont dispose la Poste pour adapter ses coûts.
  • La concurrence se développera surtout dans le domaine de la poste aux lettres destinée à la clientèle privée et commerciale, dans les agglomérations urbaines et en cas d'ouverture complète du marché.
  • L'ouverture complète du marché engendrera à long terme un recul du nombre des emplois dans le secteur postal.

Renseignements:

DETEC
Service de presse, Palais fédéral Nord, 3003 Berne,
Tél. +41.31.322.55.11



FORMATION EUROPE ET PERSPECTIVE

Formation «Europe et perspectives»

Qu'est ce qui va changer avec Schengen/Dublin? Qui profite de la libre circulation des personnes? Quelles sont les procédures d'adoption d'une loi européenne? En quoi ces aspects concernent la Suisse? Ces thèmes et bien d'autres, relatifs à l'intégration européenne, sont traités dans le cadre de la formation "Europe et perspectives". Le programme complet pour l'année 2008 peut être consulté à l'adresse www.formation-europe.ch.



INDICE SUISSE DES PRIX A LA CONSOMMATION

Indice suisse des prix à la consommation en décembre 2007: Renchérissement à 2,0% à la fin de l'année 2007

Neuchâtel, 04.01.2008 - (OFS)- Selon les calculs de l'Office fédéral de la statistique (OFS), l'indice suisse des prix à la consommation a augmenté de 0,2% en décembre 2007 par rapport au mois précédent, pour atteindre 102,6 points (décembre 2005 = 100). En rythme annuel, le renchérissement a atteint 2,0%, contre 1,8% en novembre 2007 et 0,6% en décembre 2006. Ce résultat est le plus haut enregistré depuis octobre 1995 ; le renchérissement annuel atteignait alors également 2,0%. Le renchérissement annuel moyen s'élève à 0,7% pour l'année 2007.



EXPANSION MOINS VIVE EN 2008 ET 2009

Berne, 20.12.2007 - Tendances conjoncturelles et prévisions du Groupe d'experts de la Confédération - hiver 2007/2008*. En 2007, l'économie suisse devrait une fois de plus connaître une forte croissance (+2,8%). Pour les prochains trimestres, le ralentissement de l'économie mondiale qui se précise devrait entraîner un ralentissement de l'expansion en Suisse également. En 2008, la croissance du PIB devrait atteindre 1,9% (prévision inchangée depuis septembre dernier). Pour 2009, une croissance de 1,7% est attendue.

Conjoncture internationale

Bien que les risques conjoncturels aient augmenté sensiblement depuis le milieu de l'année (extension de la crise hypothécaire américaine aux marchés du crédit internationaux, hausse massive des prix du pétrole), l'économie mondiale a encore enregistré une forte progression au cours du 3e trimestre 2007. Toutefois, les indicateurs conjoncturels des derniers mois pour les pays industrialisés laissent présager un net fléchissement du rythme d'expansion pour le 4e trimestre 2007. Il faut tabler, en 2008, sur un ralentissement de la croissance mondiale, même si celle-ci ne devrait pas trop subir l'impact de la crise internationale du crédit. La bonne situation des entreprises (secteur non-financier) en termes de bilans et de bénéfices, les niveaux d'emploi élevés dans de nombreux pays et les fortes impulsions livrées par les économies émergentes continueront de jouer un rôle de soutien à la croissance mondiale.

Prévisions conjoncturelles pour la Suisse

En Suisse, la croissance économique a été jusqu'en automne 2007 dynamique et a bénéficié d'une large assise. Au cours du 3e trimestre 2007, la progression du PIB a été 0,8% par rapport au trimestre précédent (données non annualisées). Les indicateurs qui traduisent la marche des affaires ont affiché une bonne tenue jusqu'à la fin novembre, ce qui n'a pas été le cas en général dans l'UE. Compte tenu de l'évolution favorable au cours du 2e semestre, la croissance du PIB suisse sur l'ensemble de l'année 2007 devrait être de +2,8%, un chiffre légèrement supérieur aux prévisions de septembre dernier (+2,6%). La phase de reprise de l'économie suisse des années 2004-2007 aura ainsi généré une croissance annuelle moyenne de 2,7% environ (après +0,5% entre 2001 et 2003, en moyenne annuelle également).

Quoi qu'il en soit, l'économie suisse ne pourra pas échapper au refroidissement de l'économie mondiale qui se dessine. Dès lors, les fortes expansions enregistrées jusqu'ici - en particulier pour ce qui touche aux exportations et aux investissements en biens d'équipements - devraient être suivies par une année de croissance moins vigoureuse en 2008. En revanche, la consommation privée devrait pouvoir continuer de progresser fortement du fait de la bonne santé du marché du travail. Le groupe d'experts maintient globalement ses prévisions de croissance du PIB pour 2008 à +1,9% et table sur une croissance de +1,7% en 2009.

Risques conjoncturels

Les effets négatifs de la crise du crédit sur la conjoncture mondiale en général, et sur la Suisse en particulier, restent encore difficiles à évaluer. Ils pourraient notamment prendre la forme de conditions de crédit plus restrictives de la part des banques - ce que l'on peut déjà observer aux Etats-Unis - et de révisions à la baisse des attentes des entreprises et des consommateurs, avec un ajustement possible à la baisse des projets d'investissements, des décisions d'embauche et de consommation. Une extension de la crise aux marchés des actions n'est par ailleurs pas exclue.

Le risque d'inflation reste modéré malgré le renchérissement plus élevé des derniers mois, suite aux hausses successives des prix des matières premières. A ce jour, rien n'indique une progression de l'inflation à large échelle. Bien que la hausse des prix à la consommation devrait être de 1,6% en Suisse en 2008, et donc nettement plus élevée qu'en 2007 (+0,7%), elle devrait retomber à 1% en 2009, compte tenu d'une évolution de l'inflation sous-jacente qui devrait rester modérée.



NOVEMBRE 2007 : HAUSSE DES PRIX

Novembre 2007: Hausse des prix par rapport au mois précédent - renchérissement annuel de 3,0%

Neuchâtel, 20.12.2007 - (OFS) - En novembre 2007, l'indice des prix à la production et à l'importation, établi par l'Office fédéral de la statistique (OFS), a progressé de 0,3% par rapport au mois précédent. Il se situe à présent à 108,6 points (base mai 2003 = 100). Le renchérissement concerne tant les produits du pays que les produits importés. Il est particulièrement marqué pour le pétrole et les produits pétroliers. En rythme annuel, le niveau des prix de l'offre totale des produits importés et des produits du pays a augmenté de 3,0%.



NOUVELLE COMPOSITION DU CONSEIL DES EPF

Nouvelle composition du Conseil des EPF pour les années 2008-2011

Berne, 28.11.2007 - Le Conseil fédéral a renouvelé la composition et la présidence du Conseil des EPF pour la période 2008 2011. Le Conseil sera présidé par Fritz Schiesser. La vice-présidence revient à Paul Herrling. Les nouveaux membres sont Barbara Haering et Hans Hess. Cinq membres sortants ont été confirmés pour une nouvelle période administrative. Le Conseil des EPF est l'organe de direction stratégique du domaine des EPF.

Le Conseiller aux Etats glaronais Fritz Schiesser a été nommé à la présidence du Conseil des EPF. Il renoncera à son mandat politique. Président de longue date du Fonds national suisse (FNS) et membre de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) du Conseil des Etats, Fritz Schiesser est un familier de la politique scientifique et universitaire. Cet avocat et notaire, docteur en droit, renforcera la compétence juridique du Conseil des EPF.

La Conseillère nationale Barbara Haering, docteur en sciences et directrice d'un bureau de consultants unit des compétences scientifiques et économiques à une très bonne connaissance de la politique nationale.

L'ingénieur Hans Hess, président d'une entreprise de conseils active sur le plan international fera valoir au Conseil des EPF sa grande expérience entrepreneuriale.
Les membres sortants Janet Hering, Paul Herrling, Beth Krasna, Thierry Lombard et Markus Stauffacher sont reconduits dans leur fonction. Paul Herrling accède à la vice-présidence. Les présidents des deux EPF Ralph Eichler et Patrick Aebischer siègent d'office au Conseil des EPF.

Le Conseil fédéral a la conviction que le Conseil des EPF dans sa nouvelle composition réunit toutes les compétences politiques, scientifiques et professionnelles nécessaires pour renforcer la position du domaine des EPF.

Composition du Conseil des EPF à partir de 2008:

  • Fritz Schiesser, Président (nouveau)
  • Paul Herrling, chef Corporate Research, Novartis International SA (depuis 2004), Vice-Président
  • Patrick Aebischer, président de l'EPFL
  • Ralph Eichler, président de l'EPFZ
  • Barbara Haering, directrice econcept SA, Zurich (nouveau)
  • Janet Hering, directrice de l'EAWAG (représentante des établissements de recherche du domaine des EPF, depuis 2007)
  • Hans Hess, président Hanesco SA (nouveau)
  • Beth Krasna, consultante (depuis 2003)
  • Thierry Lombard, Senior Partner de la banque privée Lombard Odier Darier Hentsch & Cie (depuis 2006)
  • Markus Stauffacher, Institut de Zootechnie de l'EPFZ (représentant des Assemblées des écoles, depuis 2006)


SURMONTER LES CRISES DANS LES ENTREPRISES

Etude PwC "Surmonter les futures crises dans les entreprises" - Entreprises suisses: crises moins nombreuses, mais plus complexes

Zurich (ots-17.12.2007) - Pour 56% des entreprises suisses interrogées, la conjoncture macroéconomique devrait être meilleure jusqu'en 2009, voire très nettement améliorée pour 5% d'entre elles. L'optimisme est également de mise en matière de compétitivité: 71% voient leur position renforcée sur le marché, 18% de façon très nette.

Les entreprises interrogées reconnaissent néanmoins la complexité croissante de la gestion de crises. Pour 55% d'entre elles, cette complexité s'explique par l'interpénétration opérationnelle des sites internationaux et, pour 17%, par la participation grandissante des investisseurs étrangers. En matière de crise, la meilleure prévention consiste à adapter sa stratégie en temps voulu et à se constituer des ressources financières. Tels sont les enseignements qui ressortent de l'étude PwC "Surmonter les futures crises dans les entreprises".

Les prochaines crises dans les entreprises trouveront naissance sur le marché. Les principaux facteurs mentionnés comme éléments internes déclencheurs d'une crise sont les erreurs de prospection du marché (59%) et l'absence d'un développement adéquat de produits (50%). La concurrence accrue (78%) et l'évolution du comportement des consommateurs (67%) sont cités comme facteurs externes. D'après l'étude "Surmonter les futures crises dans les entreprises", la meilleure prévention consiste dans des adaptations stratégiques, puis viennent la prise de mesures opérationnelles et la constitution de ressources financières. De l'avis des entreprises interrogées, les futures crises devraient être moins faciles à surmonter, notamment du fait de l'internationalisation de l'interpénétration opérationnelle des sites (55%) et, dans une moindre mesure, de la participation des investisseurs financiers étrangers (17%).

La gestion des crises par la gestion du changement

Le manque de disposition au changement est indiqué par 72% des entreprises comme la principale raison qui explique l'insuffisance de réactivité en cas de crise. L'identification précoce et la rapidité de réaction sont pour 91% des entreprises les facteurs les plus souvent cités pour surmonter les crises avec succès. Le conseil d'administration joue un rôle central dans l'organisation de la gestion de la crise; il convient dès lors de le renouveler lorsque les dirigeants actuels montrent un trop grand attachement au passé.
Pour s'en sortir, l'intervention de conseillers externes est une solution: ils aident à briser les schémas de pensée conventionnels et à préparer la prise de décisions impopulaires. En alternance ou en complément, la désignation d'un gestionnaire temporaire de crise (CRO, Chief Restructuring Officer) peut être envisagée; ce dernier serait alors à même de mettre en oeuvre sans a priori des mutations radicales, beaucoup plus rapidement que les dirigeants en place.

Réserves à l'égard de l'intervention des investisseurs financiers

Ces dernières années, le marché suisse a enregistré un intérêt accru des investisseurs financiers. Leur engagement potentiel dans le cadre d'une gestion de crise laisse les entreprises interrogées partagées. Pour 8% d'entre elles, ces investisseurs constituent une alternative intéressante. Cette alternative n'existe, pour quarante autres pour cent, que si les moyens traditionnels ne sont plus efficaces. Pour 41%, ces investisseurs étrangers ne représentent pas une solution durable, et pour 11%, ils compliquent même le processus de restructuration.


NOUVEAUX PROGRAMMES DE RECHERCHE

Le Conseil fédéral lance de nouveaux programmes nationaux de recherche

Berne, 28.11.2007 - Le Conseil fédéral a confié au Fonds national suisse (FNS) l'exécution de plusieurs nouveaux programmes nationaux de recherche (PNR) dont deux portant sur les matériaux intelligents et les nanomatériaux.

Les programmes nationaux de recherche (PNR) sont exécutés par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) pour le compte de la Confédération. Ils portent sur des recherches interdisciplinaires qui concernent un problème d'actualité de dimension nationale. Ils fournissent des contributions scientifiquement fondées et novatrices à la résolution de problèmes urgents de la société ou de l'économie.

Le PNR «Matériaux intelligents» (programme de coopération FNS/CTI) a pour but d'étudier l'interaction des propriétés physiques, chimiques et biologiques. Il est tourné vers la construction de systèmes apportant des fonctionnalités techniques intéressantes répondant aux changements des conditions extérieures.

Le PNR «Chances et risques des nanomatériaux» a pour but de développer l'expertise et les compétences suisses dans le domaine des nanomatériaux. Un axe de recherche portera notamment sur le lien entre les méthodes analytiques les plus récentes et l'étude toxicologique.


RAPPORT ANNUEL DE LA COMMISSION

Rapport annuel 2007 de la Commission pour les questions conjoncturelles

Berne, 10.12.2007 - La Commission pour les questions conjoncturelles (CQC) consacre son dernier rapport annuel à une large rétrospective de l'évolution de la conjoncture, de la théorie et de la politique conjoncturelle. Le rapport brosse en outre l'histoire de la commission depuis sa création. Il contient également une appréciation de la situation et des perspectives économiques, conformément au mandat conféré par la loi à la CQC.

Situation économique et perspectives

Les turbulences que traversent les marchés financiers internationaux, qui ont été provoquées par la crise du marché immobilier américain, ont grevé les perspectives conjoncturelles du milieu de l'année 2007. L'incidence de ces tensions, qui agitent les marchés financiers, sur l'économie réelle devrait certes rester limitée dans l'ensemble grâce aux interventions des banques centrales dans le monde entier, qui ont réagi à temps et avec fermeté. Reste que les risques pour la conjoncture mondiale se sont accrus avec la poursuite du processus de correction amorcé sur le marché de l'immobilier américain.

Les données conjoncturelles concernant la Suisse affichent une dynamique persistante. Les taux de croissance fléchiront progressivement jusqu'à la fin de l'année, ce qui donnera finalement lieu à une hausse du PIB de 2,8% pour l'ensemble de l'année 2007. Pour 2008, on prévoit des taux qui se situeraient entre 1,5% et 2%. Le taux de chômage devrait se maintenir à un bas niveau.



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